8 mars : cette journée du droit des femmes restent nécessaire

8 mars : cette journée du droit des femmes restent nécessaire

Certains pense que la journée du droit des femmes n’a plus lieu d’être dans nos pays en ce XXIe siècle. Il est vrai que, dans le monde, les inégalités s’amenuisent un peu (mais alors un peu) et qu’il faut y voir une tendance positive. Mais sans aller chercher du côté de certains pays ou groupements qui opèrent depuis 2 ans des reculs dramatiques, on trouve en 2 minutes nombre d’exemples récents en Europe, chez nous, qui démontrent le besoin absolu de continuer de se battre, sans fléchir, pour l’égalité des droits femmes/hommes et plus généralement de tous les citoyens :

Janusz Korwin-Mikke- Le 3 mars 2017, le député européens Janusz Korwin-Mikke déclarait devant le Parlement Européens qu’il était normal que les femmes soient moins payées que les hommes car elles sont plus faibles et moins intelligentes. Déjà condamné à de multiple reprise, il peut continuer en toute impunité de parler « au nom de son peuple ». Voir ICI

- Espagne, Portugal, Pologne et d’autres pays propose ou opère un vaste recul du droit à l’avortement pour les femmes, sans parler de ceux comme l’Allemagne où il est toujours officiellement interdit. Un acte certes aucunement anodin, mais un droit indispensable pour les femmes du monde. Voir ICI

- En 2016, le salaire moyen, à poste égale, gardait toujours 448 €uros de différence en faveur des hommes… Et il est à douter que 2017 fasse mieux. Voir ICI

Denis-Baupin- Plus proche de nous, hier 2 mars, Denis Baupin, accusé de multiple harcèlement sexuel que la justice a considéré comme valable, mais qui a dû le relaxer pour prescription -alors que la détresse psychologique vécue par ces femmes, elle, ne se prescrit pas- a décidé de « garder la tête haute » en portant plainte contre ses accusatrices. Ou comment le sentiment d’impunité des politiques devient actuellement insupportable ou encore un nouvel exemple de l’extrême difficulté pour les femmes harcelées ou agressées à pouvoir se faire entendre, la « détresse » qui implique le plus souvent un délai important entre l’acte et la plainte n’étant pas pris en compte par la justice, voir par la population. Voir ICI

Mais le plus grave en réalité est peut-être cette jeune fille de 24 ans avec qui je discutais récemment d’égalité des droits qui, tout en estimant que la lutte était bonne pour l’époque de sa grand-mère « maintenant on peut tout faire », ne comprenait pas du tout comment l’on pouvait demander à un homme de faire le ménage ou la cuisine, tâches absolument pas faite pour lui…

Car le pire ne sont pas ces idées, ces paroles, voire ces actes « isolés ». Le pire est dans l’idée que la lutte n’est plus nécessaire, quand ce n’est pas tout simplement la pensée insidieuse qui s’insinue sans en avoir l’air, y compris chez les plus jeune, que peut-être, finalement, ces différences ne seraient pas si anormales. Après tout, hein, pourquoi essayer de vivre égal et en paix plutôt qu’en rapport de domination et en guerre. Hein ?

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