Des implants pour augmenter le cerveau : en avons-nous vraiment besoin ?

Des implants pour augmenter le cerveau : en avons-nous vraiment besoin ?

Un nouvel implant pour la mémoire : c’est fait. Est-ce une bonne chose ? La question se pose. Certes, l’idée intellectuelle est séduisante : Stabiliser, voir améliorer les capacités mémoires en cas de troubles neurologiques peut rassurer. Deux problèmes se posent cependant. D’une part, alors que la mémoire est un processus encore mal connu, comment s’assurer que ces mémoires ciblées ne vont pas finalement réduire le spectre mémoriel, en augmentant certains types de mémoire au détriment des autres ? Bien plus grave, la course à la recherche sur ce type d’implant, totalement incontrôlée, va continuer autant pour « augmenter » certaines fonctions cognitives, séduisant en un sens, que pour « manipuler » d’autres fonctions. Tout devient alors possible.

A l’heure actuelle, aucune régulation n’est prévue et, si l’Europe y réfléchit en effet, elle est bien seule face au USA, à la Chine et autres. Réguler, c’est perdre pied face à eux. Ne pas réguler, et c’est accepter à la course à la déshumanisation plus ou moins lente.

Face à la montée de l’AI, d’aucun pense que l’augmentation de nos capacités est une nécessité. Je suis d’accord. Mais nous avons les capacités pour le faire dans un premier temps par nos seules aptitudes cognitives : par une éducation mieux ciblée et plus efficace et par un changement de paradigme sur manière de voir le changement et la formation continue. Mais plus encore, nous devons développer des budgets pour améliorer la recherche sur le cerveau dans ses fonctions réelles, soit dans une vie réelle, et pas seulement en laboratoire et majoritairement sur des animaux. Car trop de recherche cible tellement leurs prismes, en supprimant tellement de paramètre, que nous pourrions avoir de très grosses surprises au moment de mettre en œuvre au quotidien les résultantes de certaines d’entre elles.

Soutenons la recherche cognitive intégrative en situation réelle. Car nous avons beau avoir bien des similitudes, notre cerveau n’est ni celui d’une souris, ni d’un singe, et il ne fonctionne pas isoler dans une salle blanche.

Christian

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A new implant for memory: done. Is this a good thing? The question is valid. Certainly, the intellectual idea is attractive: Stabilize and improve memory capabilities in case of neurological disorders can reassure. Two problems arise however. In the first place, while memory is still a poorly understood process, how can we ensure that these targeted memories will not eventually reduce the memory spectrum, by increasing some types of memory to the detriment of others? Even more serious, the race for research on this type of implant, totally uncontrolled, will continue as much to « increase » certain cognitive functions, seductive in one sense, but also to « manipulate » other functions. Everything then becomes possible.

At present, no regulation is planned. If Europe thinks about it, it is quite alone against USA, China and others. To regulate is to lose one’s foothold. Do not regulate, and it is accepting the race to a slow dehumanization.

Faced with the rise of the AI, lots of people think that increasing our capabilities is a necessity. I agree. But we have the capacity to do so by our own cognitive skills: a better targeted and more effective education and a paradigm shift on how to see changes plus all life education. But even more, we need to develop budgets to improve brain research in real life, not just in the lab and mostly on animals. We remove so many parameters when doing labs tests, that we could have very big surprises when implementing the results of some of them on a daily basis.

Because, if we have many similarities, our brain is neither that of a mouse nor a monkey, and it does not work isolate in a clean room.

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