|
|
|
|
|
|
|
Les lieux de l'expéditions : La Patagonie australe
|
|
|
|
|
L’expédition a évolué dans quatre types de terrains très rapprochés géographiquement, mais fondamentalement différent, situé de part et d'autre et sur la masse glaciaire du Hielo Continental qui coupe la Patagonie en deux en terme de climat.
(voir le trajet)
Nous avons ainsi traversé :
|
|
|
|
|
|
|
|
 |
|
|
|
|
|
Cliquez pour aggrandir |
|
|
|
Le Hielo Continental, ou Campo de Hielo Continental (zone B sur la carte)
Il constitue avec ses 21’000 km² la troisième masse glaciaire terrestre mondiale, après l’Antarctique et le Groenland, mais la plus grande situé sur un continent. Il s’étend sur plus de 550 kilomètres de long (entre 46º30’ et 51º30’ de latitude Sud) pour au maximum 60 kilomètres de large (73° de longitude Ouest). Il est situé au Chili et, pour une petite partie (2.600 km²), sur territoire Argentin.
> Il est séparé en deux parties : les Hielo de Campo Sur et Hielo de Campo Norte. Le Hielo Sur est de loin le plus imposant, avec ses 17’000 Km² et 450 km de long.
> Il est une plaque tournante incontournable de la Patagonie. Barrière pour les vents et les dépression il régit les différents climats, on le voit de presque partout et il a longtemps fait peur aux hommes.
> Ses sommets principaux du Hielo Continental sont devenus des légendes. Les Cerro Torre, Fitz Roy, Lautaro ou San Valentin comptent parmi les sommets les plus emblématiques de l’alpinisme moderne, souvent tentés, rarement réussis. Pourtant, la majorité des splendides glaciers et sommets du Hielo Sur restent encore totalement vierges. Un territoire en devenir.
|
|
 |
|
|
|
|
|
|
La pampa argentine (zone A sur la carte)
Gigantesque territoire semi-aride, répertorié comme un désert, elle couvre presque l’ensemble de la Patagonie argentine, depuis les contreforts du Hielo Continental jusqu’à l’océan Atlantique (ouest-est) et du Rio Negro au détroit de Magellan (nord-sud).
> Ses rares végétaux sont des touffes herbeuses et des mini-arbustes.
> Il y pleut rarement, et les lits des rivières ne sont humides qu’en de rares occasions. Trouver de l’eau s’avère souvent un problème pour le marcheur isolé.
> C’est le territoire de prédilection des Guanacos sauvages et, depuis l’arrivée des colons, des chevaux et des moutons.
> Ses vastes plateaux grêlés de monticules d’herbes sèches rendent la marche pénible et souvent monotone.
> C'était le territoire des Indiens nomades Tehuelches.
|
|
 |
|
 |
|
|
|
|
|
|
|
|
|
Les canaux de Patagonie et les forêts primaires (zone C sur la carte)
Entre le Hielo Continental et les pleines eaux du Pacifique, les vents et la fonte des glaces ont créé un territoire entre deux mondes constitués de centaines de canaux et de milliers d’îles, bordés d’une forêt inextricable empêchant le plus souvent les débarquements : un monde d’une beauté brut, à la vie difficile et le moins exploré de la Patagonie. Un véritable labyrinthe ! Tel est la réalité de ces canaux, seños et autres golfs qui s’enfoncent en un entrelacs indescriptible jusqu’au centre des glaciers du Hielo Continental, par des fjords sombres et froids.
|
|
|
|
> Des températures toujours basses, une humidité permanente et les précipitations les plus importantes mesurées sur le globe à l’heure actuelle accueil le voyageur qui bien souvent rebrousse rapidement chemin.
> Bien que les travaux hydrographiques anglais, puis chilien, aient permis de dresser de bonnes cartes marines, il reste encore de nombreux secteurs non cartographié, où aux erreurs nombreuses. Une fois sortit des canaux principaux, lieux de passages de gros navires, on se retrouve loin de tous, isolés et dans un univers où tous reste à découvrir.
|
|
|
|
 |
|
|
|
> Un milieu exceptionnel tant par son manque d’information que par sa diversité biologique et géologique.
> L'humidité permanente à laisser libre cours au dévellopement d'une abondante forêt primaire, variée et changeante, souvent impénétrable. Peut-être l'un des milieu les moins connu du monde tant les études y sont difficiles.
> C’est le lieu de vie des dauphins, otaries, baleines, albatros, cormoran ou encore des huemules (cerf patagon).
> C'était le territoire des Indiens marins Kaweskars.
|
|
 |
|
|
|
|
A savoir aussi ! |
|
|
|
Puerto Natales (Chili), avec presque 20x000 habitants, est la seule ville touchant à la fois les glaciers du Hielo Continental et les canaux du Pacifique, et très proche également de la pampa. Elle a constitué pour nous une base idéale.
A l’est, les agglomérations argentines d'El Calafaté et El Chalten opnt été des villes étapes importantes le long du Hielo Continental, lors de notre descente à pied vers le sud.
L'ouest est encore moins peuplé, avec pour seuls habitants les pêcheurs des petits ports jalonnant les fjords comme Puerto Eden ou PuertoYungay.
|
|
|
> Les deux parcs nationaux terrestre des Torres del Paine (Chili) et Los Glaciares (Argentine) constituent des réserves naturelles (faunes et flores) d’importance considérable. L’UNESCO a déjà inscrit Los Glaciares à son patrimoine mondial (1981) et étudie l’inscription d’autres sites autour du Hielo Sur.
> Afin de protéger au mieux les richesses biologiques fragiles des canaux de Patagonie, les chiliens ont créé en 1969 le Parc Bernardo O’Higgins. Il couvre plus de la moitié de l’étendue des canaux du Pacifique et représente le second plus grand parc national des Amériques et l’une des plus importante réserves mondiale de forêt primaire et d’eau douce. Mais cette étendue hors norme (3.525.901 km²) ne peut être surveillée et seul six guardaparcs, principalement occupé au comptage des Huemules, occupent parfois le terrain.
> Les "cuevas de la manos", riches de centaines de peintures rupestres pré-tehuelches ont également été classée au patrimoine mondial de l'UNESCO
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|