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| Ces moyens nombreuses incursions sur les glaciers sont prévues durant le trajet, dans les zones les moins accessibles et connues, où l’approche en kayak est la meilleure, voir l'unique solution. |
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Trajet et méthode
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> Parcours > Méthode de progression > La sécurité |
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Le trajet de l'expédition s'est effectué entièrement avec des moyens non motorisé, à pied en tirant des chariots ou avec des sacs à dos et en kayak. Nous avons évolué en mer, sur des rivières, des lacs, des glaciers et dans la pampa désertique, pour plus de 2000 km de parcours.
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La partie terrestre s'est déroulée de la ville argentine de Perito Moreno jusqu'à El Calafate (Argentine) du nord au sud. La progression s'est déroulée dans la pampa et en montagne. Les étapes majeurs ont été le Rio Pintura et ses inombrables peintures rupestre, la région de El Chalten et les glaciers du Hielo Continental puis le Rio La Leona (sans les chariots).
Nous avons enuiste effectué une étape de liaison jusqu'à Puerto Natales, où nous avions déposé nos kayaks.
La partie marine s'est déroulée de Puerto Natales jusqu'au Golf de Peñas, du sud vers le nord et retour jusqu'à Puerto eden, puis la région de Ultima Esperanza. La progression s'est déroulée dans les canaux du Pacifique, dans un isolement quasi total. L'étape principale à été le petit village de Puerto eden (140 habitants ultime lieu de vie des Indiens kaweskaes), mais nous avons aussi fait étape au Faro San Pedro (phare gardé) et au glacier Tempanos (gardes parque), ainsi qu'auprès de pêcheurs artisanaux.
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Cliquez sur la carte pour l'agrandir. |
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> 165 jours d'expédition de fin janvier à mi-juillet 2009.
> Plus de 2300 km parcourus dont 800 terrestre et 1500 marins.
> Un terrain varié entre pampa déserique, milieu glaciaire, océan et fjords, forêts primaires.
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Quel que soit le terrain, nous voulions pouvoir être autonome pour de longue période, rapide et pouvoir nous faufiler partout, dans les recoins les plus éloignés, les moins accessibles. Nous avons donc adaptés nos moyens de locomotion en fonction de chaque milieu.
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Terrestre. Les distances dans la pampa sont vite très importantes, souvent sans trouver de point d'eau. Après plusieurs essai dont celui de transformer nos kayaks en chariots, ce qui s’est avéré trop risqué pour eux - c’est la solution du chariot artisanal que nous avons choisit : Nous avons montés des caisses (achetées dans une boutique de Punta Arenas) sur les chariots de traction des kayaks, que nous tirions à l’aide de brancards de pulka amené de France, le tout maintenu par des sangles
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| Cet appareillage simple et plaisant et par son côté hétéroclite (des roues pour la mer, des brancards pour la neige, des caisses de bricolages…) nous permettait de tirer jusqu’à plus de 40 kilos. Ajouté à un sac à dos, nous avons pu ainsi déplacer 120 kilos de charge nous donnant plus de deux semaines d'autonomies totales. En contrepartie, ces chariots nous empêchaient de marcher dans des terrains trop escarpé ou bosselé, car ils avaient tendance à se renverser. Aussi, dans la dernière partie de l'étape terrestre, afin de rester au plus proche de notre trajet, nous les avons "abandonnés" et avons terminés les 25 derniers jours avec nos seuls sacs à dos, devenu du coup bien plus lourd. (Les chariots sont repartis en bus jusqu'à El Calafate) |
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Bâter débâter.
Tous les soirs, nous devions « débâter » nos chariots : enlever les sangles, les brancards et descendre les caisses des roues. Nous pouvions alors prendre le matériel nécessaire et nous servir des caisses comme siège ou table. Puis, avant d’aller nous coucher, nous arrimions bien tous les objets autours du camp en cas de fort vent durant la nuit, capable parfois de faire s’envoler nos caisses même chargées. Puis le matin, une fois le camp démonté, nous re-bâtions nos chariots pour la journée de marche d’environ 8 heures de progression.
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Marin. Les kayaks ont bien entendu été nos seuls moyens de locomotions pour la partie marine. Fabriqués et adaptés à nos besoin par Plasmor, nos deux kayaks de fibre ont tenu la distance sans problèmes. il aura fallu une tempête particulièrement violente (durant laquelle un porteur de container a chaviré) pour prendre le monoplace de Mélusine en défaut alors que le Biplace de Christian, plus lourd, restait solidement à flot.
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Lola et Kala, nous deux fidèles montures
Mélusine a nommé son kayak Belouga monoplace Lola. Orange à ligne jaune son monoplace lui permettait d'être très manouvrante, et d'emporter une charge raisonnable, quoi que déjà très élevée.
Christian a nommé son kayak Belouga biplace Kala (qui veut dire "jour" en langage Kaweskar). Jaune à ligne orange, le choix du biplace plutôt qu'un autre monoplace à été une longue réflexion. Un monoplace, plus maniable et moins lourd permettait une progression sans doute plus véloce, et un risque moindre. Mais la charge plus faible réduisait l'autonomie et ne nous aurait pas autorisé d'emporter en plus le matériel de montagne pour faire des incursions sur les glaciers. C’est donc le biplace qui a prévalu, sans regret, sinon quelques frayeurs face à la difficulté de la manœuvrer dans les grosses mers et la force nécessaire pour avancer à contre courant.
Il nous fallait environ deux heures le matin pour avoir petit-déjeuner, plier le camp et préparer nos kayaks en les chargeant avec soin afin d'assurer l'équilibre et aucune perte de matériel, même par forte mer et vents violents. Le soir, monter le camp demandait entre 45 minutes et 2 heures selon la quantité de forêt à élaguer pour placer notre tente et équipements.
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Les canaux du Pacifique, les glaces du Hielo Continental ou les pampa aride sont des territoires considérés comme « exploratoire », dans lequel peu de monde s’aventure du moins hors des sentiers battus. Il n’existe de ce fait aucun système de secours en place capable de réagir instantanément, comme nous pouvons le connaître dans nos pays. Notre sécurité doit par conséquent venir en premier lieu de nous-mêmes, de nos techniques de progression, d’une prise de risque engagée mais raisonnable et d’une acceptation sans faille des conditions du terrain et du climat.
Nous réalisons par conséquent cette expédition par choix, en mesurant l’ensemble des risques potentiels qu’elle représente.
Par principe, je n'aime pas l'idée d'appeler au secours en cas de problème. Cela risque de faire prendre des risques à des personnes non formées pour cela, et qui n’ont pas pour but d’être là. Malheureusement, cette expédition a été pour moi une exception, puisque la condition sine qua non pour obtenir les autorisations de navigation était d'avoir un téléphone satellite et de prévenir régulièrement l'Armada de notre position. Des règles finalement peu utiles, vu l'éloignement et le peu de capacité de l'Armada d'organiser un secours dans un fjord éloigné, mais que nous avons respectée. L'histoire nous a montré qu'il aurait mieux valu nous abstenir de la faire. (à suivre)
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