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Et si c’était l’étincelle dont nous avions besoin ?

On débat, on s’attriste, on critique, l’acte de Nicolas Hulot, d’abord d’être entré au gouvernement, puis d’y être resté, enfin qu’à son départ, on ne regarde que lui plutôt que les sujets environnementaux.

C’est vrai, on peut s’attrister que, alors que la planète brûle, nous parlions surtout du coup d’éclat d’Hulot. Mais en trois jours, j’ai vu plus de prises de paroles, de prises de position, d’actes concrets de la part de personne acquises mais jusque-là passives, qu’en plusieurs années. J’ai souvent dit que je commencerais à croire à la lutte contre nos impacts le jour où les gens descendraient dans la rue pour défendre la planète plus que pour réclamer un meilleur salaire. Et aujourd’hui, les gens seront dans la rue. Alors si l’acte isolé d’un homme fait réagir, tant mieux. Si les marches pour le climat se multiplient, les pétitions pour demander plus d’actions aux gouvernements sont signées, les consciences évoluent, je prends l’homme -que je l’apprécie ou non- et je l’agite sans vergogne comme un drapeau de ralliement. Car nous avons besoin de symboles. De mythes fédérateurs autour desquels nous rallier. Ce n’est pas Rosa Parks fit chuter la ségrégation, Jean Moulin qui créa la résistance, Nelson Mandela qui balaya l’Apartheid. Ce sont des millions de personnes isolées qui se sont ralliées, au même moment, à la cause qu’ils voulaient défendre parce qu’un emblème unificateur s’est soudain levé. Une étincelle…

Seule l’Histoire dira si le nom d’Hulot deviendra malgré lui le symbole du réveil climatique. Mais je n’ai pas le luxe d’attendre l’Histoire ! Prenons ce que nous avons aujourd’hui, et agissons avec. Nous devons redonner un espoir à la planète.


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