• Christian Clot

Présentation des données statistiques préliminaires de l’étude COVADAPT



Premier résultats d’une étude unique


Vous trouvez ci-dessous un fichier à télécharger présentant les résultats préliminaires de notre étude en cours sur la crise du COVID-19.

Une crise unique dans l’histoire moderne. Elle est systémique, planétaire et son impact est majeur sur les systèmes de santé, les économies et les sociétés. Elle connait plusieurs phases et va impacter nos sociétés à long terme.

Pour Human Adaptation Institute cette crise a immédiatement imposé une évidence : il était indispensable de comprendre l’évolution des personnes qui la subissent, de comprendre leur mécanisme d’adaptation. Avec nos partenaires, en moins de 5 jours, nous avons lancé la première étude sur la capacité d’adaptation humaine durant une crise d’une ampleur systémique mondiale, dès son origine. Ces études ne peuvent généralement se faire qu’au travers des mémoires, une fois les évènements terminés.

Ce type d’études prend du temps. Et ce n’est qu’une fois la crise stabilisée que nous pourrons en tirer tous les résultats. Cependant, l’observation des données statistiques préliminaires nous a convaincu de l’importance de le présenter en tant que tel, afin d’aider à mieux gérer cette situation.


Trois données sont importantes :


50% de la population déclare, à la suite du confinement, être fatiguée mentalement et moralement et 18% le sont de manières profonde et traumatique.


95% des répondants espèrent un changement environnemental et sociétal à l’avenir, mais seulement 20% ont commencé à mettre en œuvre des actions. 85% d’entre eux pensent bien agir mais seulement 50% des autres agiraient correctement selon eux.


Les réseaux sociaux (82%) les médias (77%), le gouvernement (70%), les experts (66%) sont considérés comme plus responsables de la crise actuelle (suivant la crise sanitaire) que le virus.



Les objectifs de COVADAPT

  • Mieux comprendre les mécanismes d’adaptation humains.

  • Identifier les impacts sociaux et traumas face aux évolutions des évènements en cours.

  • Proposer des solutions concrètes pour notre futur et mieux enseigner, apprendre, ces mécaniques.

Une étude initiée par Human Adaptation Institute, en partenariat avec le CERMES3, l’Institut du Cerveau et plusieurs laboratoires.



A long terme il s’agit de mieux vivre la crise causée par le COVID-19 et d’utiliser les données récoltées pour mettre en place les solutions de réduction de nos impacts écologiques et sociaux futurs.



En résumé


– Les capacités humaines d’adaptation demandent plusieurs mois d’évaluation, et les études spécifiques sur ce domaine ne pourront être publiées qu’en fin de période. Nous avons cependant décidé de publier des éléments statistiques liés au vécu situationnel ayant provoqué des risques traumatiques et une difficulté de projection vers le futur, qui peuvent éclairer les citoyens.enes et les pouvoirs publics.


– L’analyse des premières données extraites de l’étude COVADPT tend à montrer qu’une partie importante de la population déclare la modification d’un ou plusieurs marqueurs de mal-être physio-psychologique en raison de la situation actuelle, de peu de gravité à potentiellement à risque selon les cas.


– Au début du confinement, le taux d’anxiété et de dégradation du sommeil déclaré était un peu supérieur à la moyenne d’une période normale. Les 20 indices correspondants sont ensuite restés en moyenne assez stables durant le confinement, avec une légère tendance à s’accentuer, plus particulièrement pour le sommeil. Le groupe le plus stressé indique cependant de forts indices d’anxiété.


– La période de déconfinement a généré par contre une forte appréhension (supérieure à l’annonce du confinement) avec des marqueurs d’anxiété et de perte de sommeil importants. Les fatigues mentales et morales sont présentes pour plus de 50% des répondants, et pour 18%, elles sont très marquées, potentiellement à risque. Cela montre que le confinement a sans doute été plus impactant que perçu. Le déconfinement est un temps révélant à la fois l’accumulation de charges mentales et les fortes inquiétudes face à l’avenir. A ce stade il n’y pas de stabilisation de l’état mental des répondants. Cela semble fortement appuyer la nécessité et le besoin d’un accompagnement spécifique de cette phase pour aider ces populations fragilisées, et plus généralement l’ensemble de la population.


– Le virus en tant que tel n’est plus le premier vecteur perçu de la situation de crise actuelle. Il l’était au moment du début du confinement. Puis de manière nette, d’autres facteurs prennent le dessus, sans doute en raison d’une communication confuse des différents acteurs et d’un manque de perspective, impliquant une perte de confiance importante : réseaux sociaux, médias, gouvernement et experts deviennent, au fil des semaines, les premiers vecteurs de la crise selon nos premiers indices. L’avenir semble constituer une forte source d’anxiété.


– La majorité des répondants a aujourd’hui des difficultés à se projeter dans le futur. Si près de 95% des répondants aimeraient voir l’avenir changer en faveur de l’environnement, une petite minorité seulement a commencé à mettre en œuvre des éléments indiquant l’entrée au stade 3 de l’adaptation, à savoir l’influence du futur par l’action. Actuellement, nous sommes encore majoritairement en stade de résilience, parfois de stabilisation et pour une petite minorité au stade de l’influence adaptative.  Le processus adaptatif face à cette crise est donc loin d’être achevé et pourrait prendre plusieurs mois encore…


Nous publions une présentation des données statistiques préliminaires de l’étude. Cliquez sur l’image pour la télécharger :









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