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Est-ce qu’il fait vraiment plus chaud ? (Les impacts de la chaleur, partie 3)


Faire l’un des 5 articles « chaleurs » sur cette question devrait être inutile. De très nombreux articles, posts, prise de parole de scientifiques devraient largement suffire. Si les rapports du GIEC peuvent sembler difficile à lire par tout un chacun.e, des spécialistes comme Valérie Masson Delmotte (abonnez vous à ses réseaux comme Twitter ou Linkedin) ou des vulgarisateur comme Bon pote (Linkedin) et bien d’autres expliquent régulièrement les réalités climatiques actuelles (oui le réchauffement actuel explique les grandes chaleurs entre autre, voir https://tinyurl.com/3b59ftv7) et les potentiels pour le futur.



Au-delà de ces informations, le vécu actuel est unique dans l’histoire humaine. Plusieurs semaines à plus de 50°C en Inde et au Pakistan l’an dernier (https://urlz.fr/mTJY). 49°C en Tunisie et Algérie en ce moment (https://urlz.fr/mTJV). Et l’océan aussi subit des chaleurs incroyables avec 38°C au large de la Floride !!! (https://tinyurl.com/23acjd5v)

Pourtant, on lit aussi régulièrement des personnes contestant ces faits, en mélangeant souvent climat et météorologie, en considérant parfois les conditions d’une journée pour affirmer leurs idées sur le climat «heu, on est le 8 juillet et aujourd’hui il fait 19°C chez moi, alors autant pour le réchauffement climatique hein »… Ou cherchant à comparer l’histoire au présent « Il a déjà fait chaud par le passé, alors c’est juste un cycle comme un autre ». Des médias en ont fait une spécialité comme Valeurs Actuelles en France.


Le sujet est tellement énorme que je ne vais pas résumer l’ensemble en un article. Mais trois points me paraissent vraiment importants à rappeler, au cas où :


=> L’important n’est pas la température en un point précis, mais l’évolution terrestre globale, qui influent sur l’ensemble des courants, des terres et des mers. Et du 3 au 9 juillet 2023, l’Organisation météorologique mondiale a montré que la terre avait vécu la période la plus chaude de son histoire « récente » (des cent mille dernières années), en dépassant plusieurs fois les 17°C (le record précédent étant de 16,94°C en 2016) voir : https://tinyurl.com/2z5a3knz


=> Lorsque l’on parle de 1°C à 4°C de réchauffement, c’est bien de cette notion globale dont on parle. Cela va provoquer de nombreux phénomènes dont : des territoires beaucoup plus chauds, avec +15°C ; d’autres beaucoup plus instable avec l’augmentation des ouragans ; mais aussi des déplacements, disparitions ou mutations d’espèces animales et végétales très importants. Alors oui, quelques zones pourraient y gagner. On va cultiver de la vigne en Bretagne, super. Mais globalement c’est un désastre avec plus de désertification et de violence climatique. Sans parler d’autres « détails » comme le dégel du permafrost qui libérera des virus et bactérie provoquant des épidémies impossibles à gérer (c’est arrivé dernièrement déjà avec l’anthrax https://tinyurl.com/46fa28kf) et des migrations massives.


=> Nos villes vont bel et bien connaître des périodes dépassant les 50°C (à l’ombre je rappelle). Lyon, Paris, Marseille pour les plus grandes, mais de nombreuses autres également, et là je ne parle que de la France. Grèce, Espagne, Italie vont subir des conditions qui pourraient pousser les populations à migrer, et l’évacuation actuelle de l’île de Rhodes de plusieurs dizaines de milliers de touristes et habitants en raison des incendies dus à la chaleur, ou la fermeture des sites publiques l’après-midi n’est qu’un prélude à ces réalités (https://tinyurl.com/3m8jrwvs)


La réalité est assez claire. Quoi qu’il arrive, nous allons vers plus d’instabilité climatique et plus de chaleur. Il faut nous y préparer. MAIS, il n’est en rien inéluctable, à ce jour, que les conditions deviennent invivables. Nous pouvons encore mettre en place les adaptations anticipatives nécessaires.


Dans les deux prochains articles, je parlerai de :

4) Comment éviter le pire climatique

5) Les risques liés à la chaleur et comment s’en protéger.

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